Sublimer le végétal

Chaque fleur a son langage, mais toutes les fleurs ne peuvent être séchées par pressage. Certaines perdent leurs couleurs, d’autres deviennent transparentes ou rapetissent jusqu’à devenir méconnaissables. 

Alors, il faut essayer, réussir puis se tromper et à nouveau réussir. Avec les années, on apprend à  reconnaître puis à sélectionner celles qui vont devenir éternelles.  Au rythme du temps et des saisons, on les cueille par temps sec et de préférence ensoleillé. Certaines poussent dans le jardin, d’autres dans les champs ou d’autres encore, en lisière de forêts.  Il faut du temps.

Les presser demande de la patience et de la concentration, puisqu’il faut disposer chacune d’elle sur du papier buvard, parfois même chacun de ses pétales, à l’aide d’une pince plate. Entreposées dans l’atelier, elles y restent pendant plusieurs jours, souvent plusieurs semaines, jusqu’à séchage complet selon les variétés.

Une fois séchées, elles sont étiquetées et stockées à l’abri de la lumière. La nature étant bien faite, chaque fleur est pressée avec ses feuilles et/ou sa tige. Pourquoi ? Parce que le vert de son feuillage est toujours celui qui se marie le mieux avec les couleurs de ses pétales. Même si les combinaisons sont fréquentes, il est toujours utile, pour éviter toute faute de goût, de garder ce point de repère. 😉